Le véhicule sociétale actuel n’est pas adéquat pour nous conduire au pays du bonheur, de la paix. Nous y étions montés, il y a quelques années, confiants en ce que, nous disaient-on, il était bien fait et conduit par des pilotes compétents, éclairés et respectueux de leurs passagers. Hélas, ivres de vitesse et de performances, les pilotes ont été bernés par des guides et ont préférés d’hypothétiques raccourcis et des chemins de traverse hasardeux, à une lecture de la boussole posée sur la carte.

Si peu intéressés par le fonctionnement de ce véhicule, ils ont mis « pied dedans », encouragés par les pillards, sans soucis de leurs capacités à aller au bout de la route. Pour qui est « responsable » de la caravane, il est une sagesse qui lui rappelle « qui veut voyager loin, ménage sa monture ». Faisant partie de la caravane, le caravanier doit savoir qu’il en subira le même sort.

Soumis à ce train d’enfer, le véhicule s’est dégradé, il a rétréci, il s’est cabossé et enfoncé de toutes parts, il a été pillé et dénudé de toutes les valeurs qui le constituaient. Aujourd’hui il ressemble à une épave au fond de l’impasse. Les pilotes fustigeant la carriole de ne plus avancer, les passagers mécontents leur jetant des pierres.

De quoi s’étonnent-ils ? du mécontentement des passagers ? Quoi, cela a toujours fonctionné ainsi…et comme le disent les vendeurs un peu à court d’argument : « jamais personne ne s’est plaint !» …

Dans le piège que proposent les obscurs gouvernants actuels, il ne faut pas tomber, ni nous, ni eux.

Chers passagers, il nous faut un véhicule nouveau et certainement des pilotes nouveaux, mais ce tandem sera toujours indispensable. En supprimer un, laisserait l’autre sur place.

Mais ce n’est pas aux électeurs de construire, ni de piloter ce véhicule.

  • Le peuple se doit de définir seulement où il veut aller.
  • Les élus se doivent de concevoir et de piloter le véhicule adéquat.
  • L’état se doit de favoriser sa construction et sa maintenance.
  • La constitution se doit de veiller à l’impossibilité de déviance des pilotes et à la possibilité nécessaire d’adaptation du véhicule.

Le peuple se doit d’indiquer un sens, les politiques gestionnaires se doivent de proposer des directions. Chacun son rôle.

Il semble qu’il n’y ait pas grande révolution à attendre de la concertation dirigée proposée.

Encore du temps de perdu, de la colère en plus.

One thought on “Nouveau véhicule nécessaire”

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