Une page du feuilleton de l’aéroport de Notre Dame des landes vient de se tourner. Il est encore une fois la parfaite illustration d’une confusion. Des personnages politiques-guidés, guidés dans leur obscurité par des personnages expansionnistes-confus ont inventé une machine infernale mais qui s’avérera nécessaire en ce qu’elle sera peut-être prétexte à l’apport d’un peu de lumière sur toute cette obscurité. L’expansion n’est pas «l’accumulation, plus de la même chose mais des choses nouvelles»

Théodore Monod a bien illustré cette confusion : « l’homme moderne ne construit pas parce qu’il a besoin, mais juste parce qu’il le peut»

Le besoin n’étant pas avéré, les instigateurs-guidés l’invente : Ce sera l’incapacité de l’aéroport actuel à recevoir le flot prévisionnel des voyageurs. C’est une vision claire de l’avenir qui s’exprime ici, et dans notre société, la vision de l’avenir est tenue en plus haute qualité : le projet devient non discutable.

Question : Est-ce que ces voyageurs seront là ? Oui, peut-être, mais pour en être sûr, nous les fabriquerons. Nous guiderons les gens à croire que ce besoin est leur besoin.

Quel est ce besoin ? Voyager
Est-ce un besoin ? Non
Est-il exprimé par les gens ? Non

Il est suggéré par ceux qui ont recherché un process pour accumuler des richesses financières et qui en ont trouvé un ici. Ils ont créé une chaine cohérente propice à rendre ce service : la croyance que celui qui voyage « connait le monde », possède une situation sociale élevée, lui-même déjà riche ou tout au moins plus riche que ceux qui ne voyage pas, puis des agences qui leur permettront ce voyage, puis des compagnies aériennes pour les y amener, puis les compagnies low-cost pour leur budget, puis de compteurs de « miles »…

Tout se met en place tout seul, tant chaque acteur à envie d’y croire et de faire partie de cette caste : ceux qui ont besoin de l’avion !
Voilà, nous les moutons, nous serons une fois de plus, attrapés puis tondus…
Qu’est ce qui nous pousse, à nous laisser attraper ? Notre propre confusion.
Sur la base de notre intrinsèque guidance de chercheur-découvreur, celle qui est implantée au tréfonds de nous, celle qui doit nous permettre d’atteindre l’état de joie, celle d’un apprenant cherchant à se débarrasser de la souffrance, le conditionnement des obscurs se greffe et rend une copie de ce process, naturel.
« Le voyage vous permettra de découvrir, de vous ouvrir à d’autres mondes ». Le message est audible et quelque part semble bien nous permettre la découverte tant attendue.
Que nous montrent les faits ? que les circuits vendus ne permettent ni la découverte ni l’ouverture.
Y aurait-il quelque chose de pourri au royaume des voyageurs ? une confusion ?
Comment avons-nous choisi notre voyage ? Était-ce une destination choisie presque aléatoirement, choisie selon les disponibilités de place, de prix, juste peut être pour cocher la case, pour pouvoir planter son drapeau sur la carte ? j’y étais.
Que pensions nous y apprendre ?
Finalement, ce voyage, ne serait-il qu’un déplacement ? un exercice de tourisme ?

Alors, la promesse n’étant pas tenue…l’aéroport n’est peut-être pas nécessaire, puisque les touristes ont remplacé les voyageurs.

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