« L’état d’excellence passe ainsi par la réalisation des différentes étapes de l’âme humaine. Cet état n’a plus besoin ni d’enfer, ni de paradis pour être réalisé.»

La parabole de Râbi’a al-Adawiyya (femme Soufie) prend désormais tout son sens.

On la voit partir portant d’une main un sceau d’eau et de l’autre un fagot de bois.
On lui demande : «Où vas-tu ainsi?»
Elle répond :  «Je vais brûler le paradis afin que personne n’adore Dieu par désir de recevoir une récompense, et je vais éteindre l’enfer afin que personne n’adore Dieu par crainte du châtiment»

Alors que la loi nous fait vivre dans la crainte d’un châtiment divin si nous désobéissons, la foi repose sur la promesse de l’obtention de l’état paradisiaque ou du salut à tous ceux qui se seront bien conduit aux regards de la religion. La foi nous encourage à faire de bonnes actions afin que Dieu nous récompense.

L’état d’excellence, l’âme pacifiée, rejoint l’unité et vit dans cette unité. Cet état de paix ne connait ni châtiment, ni récompense. L’état d’excellence se trouve dans l’unité de l’être au delà des différentes forment du dualisme dans lesquelles l’esprit humain s’enferme.

Le mental ne nous fait plus vivre sous le mode de la dualité dans un tiraillement intérieur incessant

« Thérapie de l’âme » de Cheikh Khaled Bentounes
page 99 et page 143

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