Le discours et les actes des « Porteurs de gilets jaunes » montrent une très, très grande confusion.

Qu’y voit-on ?

Une très, très grande colère et des revendications confuses et masquées. Le déclencheur, l’augmentation du prix du carburant, est matière à l’apparition de quelque chose de plus profond et fait apparaitre le rejet du modèle de cette société actuelle et de ceux qui semblent nous l’imposer.

Quelle est cette société ?

Une société « d’injustices » dans laquelle les richesses ne sont pas, une fois créées, correctement réparties entre tous, et c’est là un résumé.

Quels sont ceux qui nous l’imposent ?

Les législateurs, les gouvernants, eux-mêmes ayant fait allégeance, au monde économique capteur de ces richesses. En résumé : un petit nombre de nantis voulant, au passage, en profiter personnellement.

Qui permet cela ?

Sachons aussi, que tous autant que nous sommes voudrions bien prendre la place des « nantis », car nous faisons nous aussi allégeance aux mêmes « vanités » que nos oppresseurs. Qui n’a pas essayé d’obtenir des privilèges, si petits soient t’ils, par ses connaissances, son statut ?
Ainsi, nous maintenons nous même ce modèle dans lequel nous voudrions bien nous élever jusqu’à jouir des mêmes privilèges que les oppresseurs. Notre société est une société de « jouissance » qui nous convient aussi et c’est dans cette recherche que nous nous perdons en confusions.

Cette dichotomie préinstallée doit être clairement identifiée pour rendre la guérison possible.

Les actes.

Ce n’est pas en créant des souffrances supplémentaires à nos frères que l’oppresseur modifiera son comportement. Cette confusion est largement bienvenue aux gouvernants, car elle créera une opposition et une dislocation au sein même des oppressés.

Il convient à mon sens de faire pression sur les nantis oppresseurs eux-mêmes.

  • Les élus par défaut, de la république doivent être interpelés dans leur fief.
  • Nous devons leur faire part du changement de modèle que nous souhaitons. Nous devons les sommer de transmettre ce message à la tour d’ivoire et dans revenir rapidement avec une réponse. Oui ou non le « pouvoir installé par défaut », veut -il aller dans le sens des plus nombreux ou veut -il continuer à soutenir la minorité ?
  • Entretemps, nous devons faire connaitre au plus grand nombre la qualité de celui qui nous représente, qu’il sache enfin qu’il n’est plus intouchable, comme ses pairs et qu’il doit lui même rendre des comptes.

Si la réponse revient négative… !?

Il faut imaginer aussi que le gouvernant, n’agit qu’afin de rester à sa place et qu’il fera allégeance à quiconque le maintien là. Dans sa propre confusion, il peut d’un coup se tourner vers de nouveaux maîtres.

Et si le peuple devenait le vrai maître ? son propre maître

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