L’existence est le monde matériel de la réalisation. Il est limité et contraint par la matière, les autres et leurs propres réalisations. Si nous réussissons la mise en œuvre, le plaisir est là, mais il est impermanent. Dans un moment, il faudra démonter le cirque et partir le remonter ailleurs. C’est le monde « ordinaire » tel que le nomme le Bouddha.

C’est l’enchaînement désir, souffrance, plaisir, souffrance.

Ainsi nous désirons ce que nous ne possédons pas et cela nous fait souffrir, nous souffrons et souvent faisons souffrir les autres pour l’obtenir, dès que nous le possédons s’installe la peur de le perdre, nous souffrons encore. Alors nous recherchons un nouveau désir qui, pendant un instant, nous apaisera par la promesse que celui-ci sera permanent.

Nous ne sommes jamais autant vivants que lorsque nous créons. La créativité est l’espace dans lequel tout est possible. Nous y sommes sans limite. Rien, ni personne ne compte autour de soi. Il n’y a pas de conflit, de souffrance. Dans ce monde, on aime. Dans ce monde apparait la joie. On ne la voit pas venir, on ne sait d’où elle vient. C’est le monde de « l’éveil », le Nirvana tel que le nomme le Bouddha.

C’est le présent, c’est la vie et dans cet instant nous sommes vivant.

A la différence du plaisir, ici point de souffrance car la joie ne peut nous être retirée par rien ni personne. La joie c’est tout ce qui ne s’achète pas.

Certes, l’instant est tout aussi fugace que pour le plaisir, mais la joie, cette expérience involontaire, hors de l’enchaînement de l’existence, est une douce chaleur qui viendra se poser et rééduquer notre mental.

Peut-être nous permettra t’elle d’observer la confusion : sexe, création, reproduction et créativité

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