Ce qui manque quasiment à nous tous, c’est une éducation à la vie. Nous ne sommes souvent, que préparés à l’existence. La pression des pensées d’illusion nous aliène aux confusions courantes : existence/vie, plaisir/besoin, pouvoir/puissance, accumulation/expansion, sexe/créativité, direction/sens…

Nous pouvons trouver dans les conditions d’existence actuelles, en occident tout du moins, tout ce dont nous avons besoin pour nous permettre de prendre de la hauteur, d’ouvrir notre champ de vision. (1) Prendre de la hauteur permet d’observer les mécanismes qui nous conduisent et nous maintiennent en cet état de confusion.

Tel Sisyphe, nous œuvrons sans cesse sur la matière en croyant qu’elle modifiera l’être. La matière est souvent une projection erronée de l’être. Erronée parce qu’elle a été passée au filtre du mental conditionné. Ainsi elle ne représente pas une cristallisation de l’être mais une image dévoyée. Nous ne la reconnaissons pas et la souffrance apparait car nous ne pouvons trouver l’alignement nécessaire à l’accomplissement de l’harmonie.

Il nous faut donc une éducation à l’élévation. L’élévation, c’est observer les phénomènes, observer qu’ils sont la plupart du temps issus de confusions, voir que le mode automatique conditionné nous y soumet et que c’est cette confusion qui est la source de nos souffrances, puis comprendre que nous pouvons faire cesser cela et enfin agir en remplaçant la réaction par l’action.

S’élever c’est, se laisser informer des possibles, remettre l’existence à sa place de support et y faire fleurir la vie.

« La réalité profonde d’un être est liée à sa possibilité, (son champ des possibles) seul tout ce qui est possible est réel. L’existence n’est que contingences » René Guénon

 «Le Destin, c’est une existence parsemée de vies»

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