Illusion

Lorsque je regarde un reportage qui montre un monde encore vierge de consumérisme et des diverses aliénations du notre, je rêve de m’y transporter et d’y vivre ainsi, libre et proche de la nature.

En m’y transportant, j’imagine ce que seraient mes jours. Je redeviendrais “cueilleur, chasseur”.
Est ce que ces gens vivent sans règle? sans contraintes? Comment seraient mes relations, seraient-elles apaisées?
Quel serait mon mode naturel de croissance? Chercherais je l’abondance? la sécurité? Chercherais je pour cela à aliéner les moins bien pourvus? (intellectuellement, physiquement, spirituellement…)
Est ce que mes inquiétudes auraient gommées mes distorsions “naturelles”? Serais je plus fort dans ce monde ou dans le mien?

Que serait ma croissance? Le Dalaï Lama dit : «Un ventre vide ne pense pas»
Serais-je soumis au paradigme “cueillir, chasser, manger, avoir peur, dodo”? Aurais-je une possibilité de m’extraire pour “observer et relativiser”?

Ce qui certainement me manquerait serait :«Dans mon champ des possibles, celui d’inventer un reportage sur mon monde actuel et de le comparer». Aurais-je envie d’y aller vivre?

Si je l’imagine ainsi, je constate que mon champ des possibles est bien plus étendu ici que là bas. Il convient donc simplement d’observer, de dégager ce qui là bas semble pacifier mon âme et comment l’importer. Ce voyage a donc été bien utile.

«Notre grande opportunité est là ou nous sommes. Chaque endroit se situe sous les étoiles, chaque endroit est le centre de l’univers» Og Mandino

Cette pensée prend ici tout son sens

 

L’état d’excellence

« L’état d’excellence passe ainsi par la réalisation des différentes étapes de l’âme humaine. Cet état n’a plus besoin ni d’enfer, ni de paradis pour être réalisé.»

La parabole de Râbi’a al-Adawiyya (femme Soufie) prend désormais tout son sens.

On la voit partir portant d’une main un sceau d’eau et de l’autre un fagot de bois.
On lui demande : «Où vas-tu ainsi?»
Elle répond :  «Je vais brûler le paradis afin que personne n’adore Dieu par désir de recevoir une récompense, et je vais éteindre l’enfer afin que personne n’adore Dieu par crainte du châtiment»

Alors que la loi nous fait vivre dans la crainte d’un châtiment divin si nous désobéissons, la foi repose sur la promesse de l’obtention de l’état paradisiaque ou du salut à tous ceux qui se seront bien conduit aux regards de la religion. La foi nous encourage à faire de bonnes actions afin que Dieu nous récompense.

L’état d’excellence, l’âme pacifiée, rejoint l’unité et vit dans cette unité. Cet état de paix ne connait ni châtiment, ni récompense. L’état d’excellence se trouve dans l’unité de l’être au delà des différentes forment du dualisme dans lesquelles l’esprit humain s’enferme.

Le mental ne nous fait plus vivre sous le mode de la dualité dans un tiraillement intérieur incessant

“Thérapie de l’âme” de Cheikh Khaled Bentounes
page 99 et page 143

Où suis-je?

La question que l’on se pose souvent : Qui suis-je? dont la réponse, croit-on, nous dira où l’on doit aller.

Qui suis-je? je ne le saurais jamais. Cette information n’est pas disponible au mental car sans intérêt pour le voyage.

Ce qui peut nous guider sur la route c’est ” comment je réagis à l’existence” et “où suis-je”

80km/h

Le monde des “politiques moutons” n’étant pas à une dichotomie près, nous engage  à aller toujours plus vite, pour fabriquer, pour consommer mais en même temps nous oblige à nous déplacer toujours plus doucement.

Quelle conséquence? En route vers mon emploi, je dois étirer le temps, 80km/h, 50km/h, 30 km/h puis arrivé sur le lieu de production il me faut changer ma pensée et mettre mon cerveau à 200km/h pour être performant, sachant que demain on me demandera 210km/h…

Tous les concepteurs de mécaniques savent que soumettre un système à ce régime est ce que l’on peut faire de pire quant à sa performance et sa longévité.

“Si tu veux voyager loin, ménage ta monture”, Les instigateurs du système ci dessus cité, doivent avoir une notion du “loin” quelque peu étriquée, et à coup sûr, basiquement conditionnée. Tels des papillons, virevoltants le soir autour de la chandelle, le “loin” ne mesure que les centimètres qui les séparent de la brulure.

En tous cas, tout cela servira pour le moins à accumuler la rancœur et la haine de ces stupides décideurs et de la cohorte des moutons qui leur obéissent. Ceux ci, prônant pour eux même l’immobilité, immobilité dans leur siège doré de l’assemblée. Les immobiles parlent à ceux qui doivent bouger à leur place.

A stupide, stupide et demi :
Arguant de la statistique, je pourrais dire que moins longtemps je suis sur la route, moins la probabilité d’y mourir est grande.

 

Ego

L’ego, ce n’est pas cette vilaine chose tant stigmatisée par les moralistes et les religieux, ce vecteur infernal du péché qui nous jette dans des puits sans fonds. Non, l’égo c’est la force de vie, la Vouivre, l’énergie qui nous tire vers la croissance.

Encore une fois la confusion est là : ce serait comme dire d’une automobile qu’elle est cause de nos malheurs lorsque nous entrons en collision avec un mur. L’automobile n’est qu’un vecteur, notre conduite est l’effet, notre pensée erronée est la cause. La pensée erronée, c’est celle qui nous a fait prendre notre “conduite extérieure” pour une “conduite intérieure”

L’ego n’est donc pas à traiter comme un dysfonctionnement mais au contraire comme un moteur de vie essentiel et indispensable. C’est ce que nous faisons qui peut nous conduire dans des puits sans fonds.

Sans ego, nous sommes morts!

Ma meilleure “astuce” pour faire agir “mon audience”

Ma meilleure “astuce” serait de ne pas en avoir, mais trop d’informations tue l’information. Et si j’ai la prétention de croire que celles que je propose valent plus que beaucoup d’autres, il me faut bien “sacrifier” aux règles du monde dont je veux utiliser le soutien.

Donc j’essaie ce concours, espérant que mes pairs m’en trouveront digne.

« Ma meilleure astuce pour faire agir mon audience » quelle vilaine phrase ! ça transpire la manipulation, la contrainte, l’utilisation de la confusion, une aliénation de plus…serais-je un énième « empereur » allant me perdre dans la confusion du pouvoir et de la puissance ?

Me satisfaire du nombre de clics, de claques, de like, de smileys ? Ces caractères dont l’éphémère signification n’a d’égal que celle du train qui passe et s’éloigne dans l’obscurité et le silence. Il n’en restera rien, pas une trace, pas un mot, pas une information, pas un quantum d’énergie!

Décidément non, je ne peux me plier à ce scénario, moi, comme le chante si bien Alain Souchon, « j’veux du cuir, pas du peep show, du vécu… » (je m’arrête là car je crois que je pourrai être censuré par « l’assistance » de Roland) et je dis :

D’abord, une critique du titre, “faire agir” : je dirai plutôt “faire réagir”. En effet l’action ne peut venir que de soi, de sa conscience, de son âme, de sa “raison” Spinozienne… L’action issue d’un stimulus est une réaction et c’est ce dont il s’agit ici : exciter, pour voir…

Il n’est pas ici, que question de rhétorique, car la confusion qui en résulte est productrice de la distorsion, et la distorsion est la voie du “cul de sac”.

Nous pourrions penser, que là, s’arrête notre conversation (je dis conversation, oui car je sais que votre cerveau a déjà réagi à mes propos et forme déjà sa réponse), eh bien non. En effet comme “toute révolution commence par une révolte”, “toute action peut aussi commencer par une réaction” et votre réaction d’aujourd’hui est, peut-être, votre action de demain.

Devons-nous sempiternellement être soumis à ce processus de confusion ?
Oui, certainement, tant que notre conscience ne l’effacera pas.

Peut-elle l’effacer ? Oui en l’observant

Voilà le fondement de l’écriture du site jobserve.fr, faire part de cette vision, de mes visions productrices d’alignements, « effaceuses » de distorsions

Oui, tout cela peut sembler bien curieux, écrire un article sous le titre « comment je vous manipule pour me faire de l’argent » et vous proposer des moyens pour vous en extraire…peut être n’est ce pas au fond si curieux.

Seule la conscience de tout cela est, et sera importante.

Au Tibet, on raconte, cette histoire :

Un jeune disciple va voir son maître et lui dit : « Maitre apprenez moi à atteindre l’éveil ». Le maitre ne répondit pas et le jeune disciple s’en alla. Cette scène se reproduisit pendant des années. Un jour le disciple exténué vint demander encore une fois à son maître le secret pour atteindre l’éveil ; Le maitre l’attrapa et le jeta par la fenêtre. Arrivé par terre, le disciple avait atteint l’éveil.

Bien sûr, avec toute l’humilité et les précautions d’usages tant pour vous que pour moi, j’espère vous avoir aujourd’hui, bousculé un peu

Certains diront « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse », d’autres « il faut paraître ou disparaitre » en tous cas je peux conclure « qu’il faut faire réagir pour que l’agir apparaisse » et que « mots sans audience, perdure, la ruine de l’âme »

Bien à vous

Cet article participe à l’évènement “Votre meilleure astuce faire agir votre audience” du blog Blogueur Pro. J’apprécie beaucoup ce blog(!), et en fait mon article préféré est https://blogueur-pro.net/debutants-commencez-ici – Bravo Roland, vous me permettez cette tribune.

Où puis-je aller?

Corroborant l’article « Notre Dame des landes » voici ce que j’ai trouvé. Un « voyagiste » s’exprimant clairement (sans le savoir, comme Monsieur Jourdain), une illustration de plus de ce que disais Théodore Monod « l’homme moderne ne Voyage  pas parce qu’il a besoin, mais juste parce qu’il le peut »

Voilà, Mesdames et Messieurs, votre cerveau est en état de “vacance de consommation”, de “vacance de sensation”? il reste un espace à combler? en urgence? Nous allons vous aider…Contactez nous!

Le déplacement géographique, peut ne pas être un voyage mais un mode d’évasion de sa condition présente.

Si vous ne savez pas où aller, pourquoi ne pas rester chez vous et vous visiter? vous rencontrer? vous découvrir?

 

Emotions

Nous passons notre temps à tenter de gérer les effets de nos émotions. Faire durer celles qui sont “plaisantes” et abréger celles qui nous font “souffrir”. Hélas, ainsi est faites notre histoire que les plaisirs sont fugaces et ne laissent que peu de traces, mais que les souffrances et leurs causes imprègnent durablement notre mémoire.
Le mental, cerveau gauche, se concentre entièrement à préserver notre survie. Il tient à nous protéger de tous les malheurs en assurant une vigilance de tous les instants. Pour cela, il analyse ce qu’il perçoit, le compare aux images de malheurs stockées, et tranche : dangereux ou pas dangereux.
Ce mode automatique comporte quelques inconvénients:

il est entièrement soumis aux mémoires résidentes
il nous interdit de vivre au présent
il nous interdit la “joie”

 

Doute

Croire qu’il suffit d’obliger notre mental à organiser, maitriser notre mouvance au cours des évènements et cela afin de « réussir », de tirer de l’évènement une expérience de croissance et un sentiment de confiance est tout à fait illusoire. En effet, dès qu’une pensée de probable confiance surgit de notre volonté, surgit en même temps le doute.

Le doute c’est l’idée que le savoir-faire ne sera certainement pas suffisant, qu’il faut aussi le concours de quelque chose ou de quelqu’un d’autre pour que la réussite soit au rendez-vous.