S’alléger

Lorsque la recherche nous conduit à la saturation, il faut s’alléger.

Vider le verre pour qu’il puisse se remplir de nouveau.

Laisser le mental au repos, pour qu’il laisse passer l’inspiration

Cesser de jouer pour s’amuser, retrouver son âme d’enfant.

La magie du temps juste avant le désenchantement.
« la magie, c’est quand l’âme agit »

Aller au cirque, aller découvrir, au marché aux puces, dans une brocante, ramasser des champignons, des fruits, des fleurs, faire voler un cerf-volant…

« Allez au moins une fois par an, quelque part où vous n’êtes jamais allé» Conseil du Dalaï Lama

Découvrez, laissez l’inconnu vous aborder.

L’être

« Le mental ne peut appréhender la réalité de ce que l’on est. Il ne connait que les étiquettes, les jugements, les faits à mon sujet. Seul l‘être peut appréhender la réalité directement » Eckhart Tolle

Nous pouvons donc dire que l’être, c’est tout ce que le mental ne connait pas.

Nous pouvons dire que lorsqu’il y a souffrance perçue, c’est que l’évènement producteur n’est pas une image de l’être, il est un dévoiement du mental.

Evènement

L’évènement est un miroir, mon miroir. Je dois m’y observer. Comment me suis-je trouvé ce matin ? Héroïque, pleutre, aimable, fourbe, manipulateur, séducteur, aveuglé, cerné par les cons…Et oui, tous ces personnages existent en moi et je suis capable de tous les projeter sur l’écran de mes jours.

Que trouve-t-on dans une existence ? des modes automatiques.

Le dévoiement par le mental de l’axe :
Etre ⇒évènement ⇒expérience ⇒pacification du mental ⇒ effacement du lien d’avec la mémoire

La Pensée crée l’évènement, la mémoire de la peur prend le dessus et crée un évènement de merde, générateur d’une expérience de souffrance.

Devenir

Nous voulons devenir (volonté de paraitre) alors que nous sommes déjà.

« … Ne cherche pas dans l’inextricable jungle de l’existence, l’éléphant qui dort tranquillement à l’intérieur de toi » Guendune Rinpoché

Paraître c’est exister, être c’est vivre.

Quand les conditionnements, les contingences de l’existence nous réduisent ainsi : paraitre ou disparaitre.

«Quand on cesse de ce comparer on devient qui l’on est » J.Krishnamurti

Vouloir

Vouloir, c’est faire. Ce peut être la première phase de sa guérison. La volonté est l’antidote de l’irrésolution.

« L’irrésolution est le plus bas degré de la liberté »

« En reculant indéfiniment le moment d’agir, on prend du retard. Vouloir une chose, c’est se donner les moyens de l’obtenir, la fin, elle relève du souhait. L’irrésolu se sent sommé d’agir, puis laisse retomber toutes ses forces. Il commence un mouvement et ne l’achève pas. Cette énergie, dépensée et perdue, alimente le ressentiment et l’aigreur. Agir en pensées et plus épuisant que de se lancer dans l’action véritable »

 Veuillez vouloir…

« Vouloir c’est s’arracher à l’inertie. Se faire violence, effectuer une torsion sur soi. La volonté est cette main, la mienne, qui me tire par les cheveux pour m’extirper de la glue. Étant libre, rien ne m’empêche de vouloir. Un seul impératif : y mettre du sien c’est-à-dire commencer quelque chose à partir de soi.

Angoissant : s’ouvre un gouffre au bord duquel nous nous sentons aussi minuscule qu’un puceron. Mais pour faire une forêt, il a bien fallu planter le premier arbre. Le planter malgré les tempêtes futures et la certitude que je ne serai plus de ce monde pour admirer ses grands ramages. Mes petits enfants pour lesquels je disparaitrai un jour joueront à cache-cache derrière ces arbres. Telle est la grandeur des commencements au regard de notre finitude, de notre solitude et de nos misérables moyens. On ne peut agir dans le vide mais seulement avec un horizon limité. Pour vouloir il faut regarder à peine plus loin que le bout de ses pieds. Sinon le vertige nous paralyse.

Nous retardons avec ingéniosité le moment de commencer. Hésitations, détours, mesure des conséquences : l’esprit s’entortille, s’égare dans ses délibérations. Pendant ce temps, la décision n’a pas attendu. La volonté décide d’elle-même d’accomplir le saut périlleux. Démonter le mécanisme de la décision, refaire l’historique des motifs (la fin visée) et des mobiles (ce qui me pousse à agir) est illusoire. Ces examens sont une petite comédie que nous nous jouons à nous-mêmes pour nous justifier après coup. Comme si nous devions nous mettre en règle avec l’intelligence et satisfaire à un besoin de logique qui logiquement  veut qu’une délibération précède la décision. L’esprit est toujours le dupe du cœur.

Pourquoi s’effrayer du caractère unique, spontané et somme toute irrationnel de notre choix ? La volonté trace dans l’insaisissable instant son propre chemin où court sa vérité. Elle est une grâce.

L’inspiration jaillit à la fine pointe de l’âme à la place d’une décision murie en son for intérieur. L’innocence d’un esprit généreux qui escamotant avec une belle ironie l’absurdité de ce monde, fait confiance à ce qu’il doit faire »

Oser

“Qui suis je pour ne pas briller?”

En clair, de quels conditionnements suis je affublés, pour ne pas oser m’épanouir?

Nous sommes bombardés d’images que l’on veut nous faire prendre comme modèle. Ces modèles flattent notre “identité”. Ils nous montrent l’ exceptionnel qui par définition est probablement inatteignable. Au passage, nous en déduisons que nous devons nous ranger au rang des identités ternes. Peut être que nous ne sommes pas digne…etc

Question à se poser: Qui serais je sans cette pensée?

Probablement un humain libre!

Respectons nous. Ne nous livrons plus “pieds et poings liés” à nos conditionnements.

Donner

“On ne peut pas donner ce que l’on a pas” Enseignement du Bouddha

Cette information est, à mon avis, un des enseignements les plus fort, les plus perturbant et les plus propice au changement.
En effet, souvent nous voulons donner de l’amour…
En avons nous? En avons nous pour nous même? Nous aimons nous?
L’amour n’est pas une charge, un paquet, que nous pouvons donner, c’est une diffusion de l’être, un regard, un sourire, une compréhension, un silence.

Comment donner de notre lumière sans être lumineux?
Comment donner de notre sagesse si nous ne sommes pas sage nous même?
Comment donner de notre temps alors que nous ne nous en accordons même pas à nous même?
Comment donner des leçons de piano, si nous ne savons pas jouer nous même?

Ces questions, et surtout leurs réponses, révèlent, en nous, une grande confusion.

Aider

Beaucoup d’entre nous souhaitent “aider” ceux qu’ils rencontrent, côtoient. Souvent, l’émotion nous guide et nous positionne en donneur, d’avis, de conseils, de leçons, d’explications, d’amour. Nous croyons, du haut de notre position, connaitre ce dont les gens à qui nous nous adressons, ont besoin. Pensons-nous être capable, sans nous tromper, de déceler du personnage en face, compte tenu de son histoire, de ses souffrances, que nous ne connaissons pas, ce dont il rêve à l’instant?
Cherchons nous à le transformer en ce que nous pensons qu’il devrait être, savons qui il est? Toutes ces inconnues ne permettent pas d’envisager une réponse adéquate.

Alors, pragmatiquement, nous devrions lui demander ce qu’il veut, et lui donner si nous le pouvons.

Observons, réfléchissons :
Que peut il arriver de mieux à un pauvre? Rencontrer un riche qui partage.
Que peut il arriver de mieux à un ignorant? Rencontrer un enseignant qui lui enseigne
Que peut il arriver de mieux à un malade? Rencontrer un guérisseur

Ne pas chercher à ce mettre à la “hauteur” de…

Un pauvre ne reçoit pas de richesse d’un pauvre, un ignorant n’apprend rien d’un ignorant, un malade ne guérit pas d’un malade…

Soyons riche pour pouvoir partager
Soyons clair pour pouvoir clarifier
Soyons en bonne santé pour pouvoir soigner

 

Équilibre

En quoi la vie peut elle modifier l’existence?
Comment les instants de vie, parsemés dans l’existence peuvent ils avoir une influence sur l’existence?
L’existence, est le cerveau gauche, la vie apparait dans le cerveau droit.

Le carburant du cerveau gauche est la peur.
Plus nous observerons d’instants de vie, plus la confiance apparaitra, plus la peur disparaitra.

Plus la peur disparaitra, moins le cerveau gauche s’inquiétera. (ici nous faisons disparaitre le passé et ses souffrances et le futur avec ses inquiétudes)

Moins le cerveau gauche s’inquiète, plus il laisse de place au cerveau droit et la vie.

Tout cela jusqu’à l’équilibre.

L’équilibre est peut être “le plan”, le pourquoi…